taurasdubouquin:

Une victoire facile pour les islamistes. L‘écrivaine iranienne Simin Behbahani, prix Simone de Beauvoir en 2009, un prix décerné aux personnes engagées dans la défense de la liberté des femmes dans le monde, vient de mourir ce matin. Elle avait reçu également le prix Janus Pannonius Poetry.

4 notes

pallasathena55:

Un scandale ! Un véritable scandale, avec cris, fureurs, protestations et manifestations un peu partout en Belgique. Voici ce que causa en 1936, la sortie sur les écrans du chef-d’œuvre de Jacques Feyder, La Kermesse Héroïque. Les spectateurs belges hurlèrent à la trahison, les journaux réclamèrent son interdiction, les députés même s’empoignèrent sur le sujet. Les critiques lui décernèrent pourtant de nombreux prix et les historiens du cinéma y virent plus tard un grand moment de septième art. Qu’en penser ?

1616. Les Pays-Bas méridionaux, passés sous la couronne d’Espagne depuis l’abdication de Charles-Quint, sont englués dans une guerre perpétuelle. Les fiers Flamands refusent de se soumettre à la dure férule de leur souverain, le très catholique et rigide roi Philippe II. La contrée est ravagée par les sièges, les escarmouches, les batailles et les prédations de l’occupant espagnol. Au beau milieu de ces horreurs, la petite ville de Boom s’apprête à fêter sa kermesse annuelle. Les préparatifs vont bon train, lorsque soudain, un message vient apporter au bourgmestre une nouvelle imprévue, qui laisse les honnêtes bourgeois de Boom atterrés : Sa Grandeur le duc d’Olivares,  ambassadeur d’Espagne, et sa suite armée passeront la nuit dans la ville.

La panique gagne tout Boom. Le bourgmestre, pour sauver sa tête, décide de jouer le mort et s’allonge sans plus attendre sur un lit funèbre. Avant de fermer les yeux, il conseille à tous les hommes d’agir comme lui. Révoltée par sa lâcheté et sa couardise, son épouse décide de prendre les choses en mains. Aidées de ses consœurs, elle organise un accueil fastueux et chaleureux pour le duc. Les quiproquos s’enchaînent, les épouses se laissent prendre aux charmes des officiers espagnols, le bourgmestre en ressuscite, tandis que l’ambassadeur de Sa Majesté fait assaut d’amabilités auprès de son épouse. Au matin, le duc d’Olivares et sa suite reprennent la route, laissant d’impérissables souvenirs derrière eux.

Mais alors ce scandale ? Quatre-vingt ans plus tard, on a beau le chercher, l’attendre, scruter la pellicule et les dialogues, l’on ne voit rien venir… Apparemment, les spectateurs belges de 1936 auraient reproché au réalisateur d’avoir présenté les hommes comme des pleutres et des couards et les femmes comme des séductrices et des collaboratrices. Le mot est lâché : la collaboration ! Celle de La Kermesse Héroïque évoquant, selon ses sycophantes, celle des Flamands durant la Première Guerre Mondiale et l’occupation du pays par les Allemands. Jacques Feyder aura beau s’en défendre, son film traînera à jamais ce sceau d’infamie.

Curieux, curieux, car j’y ai vu, quant à moi, une excellente comédie, une bouffonnerie truculente et une fort intéressante reconstitution historique. L’esthétique rend hommage à la peinture flamande de cette époque, Jean Brueghel y tenant même un rôle secondaire. Bref, je me suis fort diverti sur mon canapé et  n’ai eu d’yeux que pour la géniale Françoise Rosay, la meilleure actrice de son temps, renversante dans son rôle d’épouse du bourgmestre. C’est d’ailleurs à la manière du Lysistrata d’Aristophane que j’ai lu et compris La Kermesse Héroïque. Face à la forfanterie des hommes, il ne reste plus aux femmes qu’à prendre le pouvoir et à diriger, de façon mille fois plus subtile et compétente, les affaires du monde. Qui n’aura compris encore que j’étais un féministe ?

3 notes

bouletcorp:

"Henri de Toulouse-Lautrec"

277 notes

thefluffingtonpost:

Mailman Battles Cat in Epic Showdown

Most mail carriers know how to deal with a wayward pet, but rarely does that pet fall outside of the canine family. It’s a little known fact that cats also have a decades long feud going with mail carriers.

Watch the video above as a mailman matches wits with a feisty feline.

H/T: Tastefully Offensive.

329 notes

Bonne année à tous, merci à ceux qui me l’ont déjà souhaité , pleins de bonnes choses pour 2014,et des bisous sous le gui!

pallasathena55:

Les Fêtes de Fin d’Année approchent, qui vont inévitablement plonger dans l’angoisse, les plus asociaux et misanthropes d’entre nous. Déjà ils sentent leurs jambes trembler et leur cœur battre à tout rompre à la perspective de ces obligations socio-familiales.

Ayons de même une pensée émue pour tous ceux que la Nature et le Destin ont pourvus d’une famille dysfonctionnelle. Ils passeront Noël et le Nouvel An à s’écharper avec leurs plus proches parents, vidant ainsi de vieilles querelles recuites entre la dinde et les marrons.

Seuls les riches s’en tireront à bon compte, en fuyant dans leur résidence secondaire, à la mer, à la montagne ou à la campagne. Voire en mettant un ou deux océans (on n’est jamais trop prudent) de distance entre eux et leurs obligés.

C’est un peu cela dont nous parle Vita Sackville-West dans Plus jamais d’invités ! Bien sûr, l’action n’est pas spécifiquement située durant les réveillons.  L’auteur envisage plutôt ces incontournables parties de campagne, qui formaient la toile des week-ends de la gentry anglaise.

Nous sommes ici replongés dans les années 50, à Pâques. Rose Mortibois invite sa sœur et sa famille, ainsi que son beau-frère et une amie célibataire à passer quelques jours dans sa somptueuse propriété d’Anstey. Ce petit monde a les apparences de l’innocence. Pourtant chacun cache des secrets mortifères… qui ne vont pas tarder à mettre de l’ambiance autour de l’agneau pascal !

Sackville-West conserve son style élégant, ses tournures élaborées, son sens subtil et raffiné pour décrire une situation psychologique pourrie jusqu’à la moelle. Sous la glace des âmes, elle nous fait distinguer la pierre des cœurs. D’ailleurs, le seul personnage qui parvient à se faire aimer inconditionnellement est Svend, un berger allemand. Il finira mal, forcément.

Le lecteur verse obligatoirement une larme à la dernière page d’un Sackville-West. Attention ! Une larme distinguée, qu’il écrasera de façon non moins distinguée dans un mouchoir tout aussi distingué. Plus jamais d’invités ! n’est donc pas exactement le livre qu’il convient de glisser sous le sapin…

A moins bien sûr que vous n’ayez décidé de faire sauter la baraque et souhaitiez trouver un prétexte quelconque pour déclencher une Troisième Guerre Mondio-Familiale… 

6 notes

bouletcorp:

"Il n’y a pas de petites victoires."

bouletcorp:

"Il n’y a pas de petites victoires."

319 notes