pallasathena55:

Les Fêtes de Fin d’Année approchent, qui vont inévitablement plonger dans l’angoisse, les plus asociaux et misanthropes d’entre nous. Déjà ils sentent leurs jambes trembler et leur cœur battre à tout rompre à la perspective de ces obligations socio-familiales.

Ayons de même une pensée émue pour tous ceux que la Nature et le Destin ont pourvus d’une famille dysfonctionnelle. Ils passeront Noël et le Nouvel An à s’écharper avec leurs plus proches parents, vidant ainsi de vieilles querelles recuites entre la dinde et les marrons.

Seuls les riches s’en tireront à bon compte, en fuyant dans leur résidence secondaire, à la mer, à la montagne ou à la campagne. Voire en mettant un ou deux océans (on n’est jamais trop prudent) de distance entre eux et leurs obligés.

C’est un peu cela dont nous parle Vita Sackville-West dans Plus jamais d’invités ! Bien sûr, l’action n’est pas spécifiquement située durant les réveillons.  L’auteur envisage plutôt ces incontournables parties de campagne, qui formaient la toile des week-ends de la gentry anglaise.

Nous sommes ici replongés dans les années 50, à Pâques. Rose Mortibois invite sa sœur et sa famille, ainsi que son beau-frère et une amie célibataire à passer quelques jours dans sa somptueuse propriété d’Anstey. Ce petit monde a les apparences de l’innocence. Pourtant chacun cache des secrets mortifères… qui ne vont pas tarder à mettre de l’ambiance autour de l’agneau pascal !

Sackville-West conserve son style élégant, ses tournures élaborées, son sens subtil et raffiné pour décrire une situation psychologique pourrie jusqu’à la moelle. Sous la glace des âmes, elle nous fait distinguer la pierre des cœurs. D’ailleurs, le seul personnage qui parvient à se faire aimer inconditionnellement est Svend, un berger allemand. Il finira mal, forcément.

Le lecteur verse obligatoirement une larme à la dernière page d’un Sackville-West. Attention ! Une larme distinguée, qu’il écrasera de façon non moins distinguée dans un mouchoir tout aussi distingué. Plus jamais d’invités ! n’est donc pas exactement le livre qu’il convient de glisser sous le sapin…

A moins bien sûr que vous n’ayez décidé de faire sauter la baraque et souhaitiez trouver un prétexte quelconque pour déclencher une Troisième Guerre Mondio-Familiale… 

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bouletcorp:

"Il n’y a pas de petites victoires."

bouletcorp:

"Il n’y a pas de petites victoires."

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pallasathena55:

Quatre mois, bientôt quatre mois que mon purgatoire cinématographique se prolonge, s’étire, tend vers l’infini. Presque quatre mois que je suis privé de ma drogue, de mon vice, de ma danseuse. Quatre longs mois que je n’ai plus mis les pieds dans un cinéma, quatre interminables mois que je n’ai pu me rendre à la Cinematek.

Heureusement qu’il y a YouTube pour me soutenir le moral, YouTube et ses films tombés dans le domaine public, qu’il est possible de visionner depuis ses lieux d’exil. Parmi les meilleurs vus ces quatre derniers mois, rappelons La Femme Au Portrait (http://youtu.be/e0I6df4MNDU), L’Enfant Du Diable (http://youtu.be/v6hjg0WLKdA), Deux Mains La Nuit (http://youtu.be/WtsHKMQ6048), L’Héritière (http://youtu.be/NHK_rw9RNBs) et Rebecca (http://youtu.be/7cf0-GsXDzI).

Aujourd’hui, un autre classique : Une Soirée Étrange, de James Whale, sorti en 1932, produit par Carl Laemmle Jr. et qui s’inscrit dans la série des films d’épouvante conçus par les studios Universal au début des années 30. Une Soirée Étrange est à rapprocher de La Volonté Du Mort (http://youtu.be/ePhpx9kKa0s), avec lequel il partage le parti pris de mêler horreur et humour, rires et cris, meurtres et gags. Un genre fort populaire à l’époque, mais qui a terriblement mal vieilli, alors que les films d’épouvante pure qui leur étaient contemporains sont demeurés frais comme des cadavres à peine placés dans leur caveau (cf. Dracula, Frankenstein, La Momie, etc.).

 Une Étrange Soirée débute par l’arrivée de cinq étrangers dans une vieille bâtisse isolée du Pays de Galles, alors que la région est balayée par un violent orage. Ils sont accueillis par un étrange personnage, sa non moins étrange sœur et leur fort sinistre majordome. Les choses empirent lorsque ce dernier s’abandonne à l’alcool et délivre de ses liens le frère cadet de ses patrons, un dangereux schizophrène, pyromane à ses heures. 

Le scénario concilie difficilement l’épouvante et la comédie et finit par s’échouer sur la grève du non-sens absolu. Et pourtant, Une Étrange Soirée est à voir pour sa remarquable distribution. Melvyn Douglas est ici au début de sa longue carrière d’acteur-séducteur, à la fine moustache. Dans sept ans, il fera rire Garbo et dans quarante-huit, il sera le substitut de L’Enfant Du Diable. Charles Laughton s’offre son tout premier rôle hollywoodien, quatre ans après ses débuts. Un an plus tard, il obtiendra son premier oscar et jouera le mythique Dr. Moreau dans L’Île du Dr. Moreau. Boris Karloff rempile pour un nouveau rôle mutique, après celui du Monstre de Frankenstein. La même année, il éclate à l’écran dans La Momie et Le Masque De Fu ManchuGloria Stuart est ici au sommet de sa carrière, un an avant d’entrer dans la légende grâce à L’Homme Invisible et quarante-cinq ans avant de rentrer à nouveau dans la légende grâce à Titanic. Oui, c’est bien elle qui interprète une Rose vieillie et qui jette le diamant dans l’océan à la fin, le véritable naufrage du film.

La mention spéciale revient à Elspeth Dudgeon, actrice inconnue, engagée pour jouer le patriarche de la famille maudite, une momie vivante de cent-deux ans. Les producteurs n’avaient trouvé aucun acteur suffisamment âgé pour le rôle. Et c’est Elspeth, soixante-et-un ans, grimée comme La Momie, qui avait dû s’y coller…

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brouillaminiscribbles:

Tortue 
issu du bas latin tartaruca , bête ventant des confins du Tartare, contrées des Enfers 
 tartarūca, féminin de l’adjectif bas latin tartaruchus « de l’enfer, du Tartare » (Blaise Lar. chrét.) (du b. gr. τ α ρ τ α ρ ο υ ̃ χ ο ς « id. » ds Liddel-Scott) dans des expressions comme *bestia tartaruca ou même *testudo tartaruca, la tortue symbolisant les hérétiques, et, dans les représentations figurées l’esprit des ténèbres, du mal en lutte avec le coq, symbole de l’esprit de la lumière et du bien. Tartaruga est devenu tortuga par dissim. des deux syllabes  identiques, et sous l’influence de tort « tordu » (v. tort), les tortues ayant les pattes tordues, la voy. -o- s’est substituée à -a-; le lat. class. testūdo survit dans l’ital. testuggine (avec substitution de suff.).
source cnrtl

brouillaminiscribbles:

Tortue 

issu du bas latin tartaruca , bête ventant des confins du Tartare, contrées des Enfers 

 tartarūca, féminin de l’adjectif bas latin tartaruchus « de l’enfer, du Tartare » (Blaise Lar. chrét.) (du b. gr. τ α ρ τ α ρ ο υ ̃ χ ο ς « id. » ds Liddel-Scott) dans des expressions comme *bestia tartaruca ou même *testudo tartaruca, la tortue symbolisant les hérétiques, et, dans les représentations figurées l’esprit des ténèbres, du mal en lutte avec le coq, symbole de l’esprit de la lumière et du bien. Tartaruga est devenu tortuga par dissim. des deux syllabes  identiques, et sous l’influence de tort « tordu » (v. tort), les tortues ayant les pattes tordues, la voy. -o- s’est substituée à -a-; le lat. class. testūdo survit dans l’ital. testuggine (avec substitution de suff.).

source cnrtl

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mag-en-ligne:

Lucien Aigner est un photographe hongrois et un des premiers photojournalistes. Ses travaux s’étendent des années 20 aux années 40. image
Le premier appareil photo de Lucien Aigner fut un Brownie qu’il utilisa dès l’âge de 9 ans pour photographier sa famille. Lors de la conférence de Stressa en 1935, Aigner photographie Benito Mussolini sur le point d’éternuer, la photographie fait la couverture de Newsweek en 1940 et établit Aigner comme un important photojournaliste. En 1941, Aigner quitte la France pour les États-Unis pour échapper aux persécutions des Nazis.Parmi les photographies les plus connues de Lucien Eigner, il y a celles d’Albert Einstein. Einstein considérait les photos d’Aigner comme les meilleures qu’on ait faites de lui-même.

3 notes

pallasathena55:

Espérons qu’avec cette photo, je ne me fasse pas poursuivre en justice par ces vautours qui servent d’héritiers moraux et légaux à Hergé…
Le Musée Hergé à Louvain-la-Neuve est un incontournable pour les aficionados du maître, ceux qui ne jurent que par la ligne claire (genre…), ceux qui ont appris à lire dans Tintin (dont moi). Une somme vertigineuse d’informations est délivrée au visiteur, entre deux merveilles et trois documents irremplaçables. Le meilleur demeure évidemment les maquettes et autres reconstitutions tirées des albums conçus par Hergé.
Attention cependant : il ne s’agit pas d’un Musée Tintin. L’on y apprend plus sur Hergé, son style, sa pensée, ses inspirations que sur ses créatures.
Je me suis bien décidé après ma visite. Mon album préféré de Tintin demeure Les Bijoux de la Castafiore. Un château, une cantatrice, des bijoux, une énigme et surtout, ma plaisanterie préférée de la série :- Bianca Castafiore (entrant dans sa chambre) : C’est magnifique ! C’est du Henri XV, n’est-ce pas ?- Nestor : Non, madame, c’est du Louis XIII.
PS : et pour ceux d’entre vous qui voudraient tout savoir de la vraie vie de Tintin, ne manquez pas ce tumblr désopilant : http://laviedetintin.tumblr.com/

pallasathena55:

Espérons qu’avec cette photo, je ne me fasse pas poursuivre en justice par ces vautours qui servent d’héritiers moraux et légaux à Hergé…

Le Musée Hergé à Louvain-la-Neuve est un incontournable pour les aficionados du maître, ceux qui ne jurent que par la ligne claire (genre…), ceux qui ont appris à lire dans Tintin (dont moi). Une somme vertigineuse d’informations est délivrée au visiteur, entre deux merveilles et trois documents irremplaçables. Le meilleur demeure évidemment les maquettes et autres reconstitutions tirées des albums conçus par Hergé.

Attention cependant : il ne s’agit pas d’un Musée Tintin. L’on y apprend plus sur Hergé, son style, sa pensée, ses inspirations que sur ses créatures.

Je me suis bien décidé après ma visite. Mon album préféré de Tintin demeure Les Bijoux de la Castafiore. Un château, une cantatrice, des bijoux, une énigme et surtout, ma plaisanterie préférée de la série :
- Bianca Castafiore (entrant dans sa chambre) : C’est magnifique ! C’est du Henri XV, n’est-ce pas ?
- Nestor : Non, madame, c’est du Louis XIII.

PS : et pour ceux d’entre vous qui voudraient tout savoir de la vraie vie de Tintin, ne manquez pas ce tumblr désopilant : http://laviedetintin.tumblr.com/

4 notes

lizclimo:

happy mother’s day, moms 

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happy mother’s day, moms 

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pallasathena55:

Ce film a le sens de la litote. Un intertitre intitulé “Vingt ans plus tard” résume la fin du règne de Jacques II, la Glorieuse Révolution, les règnes de Guillaume III et Marie II et le début de celui de la reine Anne…

Là où cela dérape vraiment, c’est lorsque l’on nous apprend que Jacques II a eu une fille illégitime appelée… Josiane ! Entre tous les prénoms ! Evidemment, le prince de Danemark et la duchesse de Malborough sont passés à la trappe d’un scénario peu tatillon sur l’Histoire.

Mais ne boudons pas notre plaisir, car L’Homme Qui Rit est un excellent film. Lon Chaney est époustouflant, la quintesse de l’acteur habité, capable de vous faire rire et pleurer au même instant. Et Olga Baclanova… ressemble de façon frappante à Madonna, époque Material Girl (http://www.dailymotion.com/video/x1xuwh_madonna-material-girl_music). 

L’ensemble est difficile à classer dans un genre particulier : drame, drame historique, épouvante, aventure,… L’Homme Qui Rit est tout cela à la fois, ce qui en fait sa rareté et sa valeur. Pour la précision, le scénario est tiré du roman éponyme de Victor Hugo. Je l’ai déjà ajouté à ma liste de lecture…

3 notes

pallasathena55:

Une soirée, deux films et par le prodige de je ne sais quelle faille spatio-temporelle, une spéciale “Jim Carrey”. J’aime bien Jim Carrey (mais je n’aime pas Tom Cruise !). Et l’on enchaîne avec Yes Man.

Cette fois, Jim Carrey incarne Carl Allen, un employé de banque aigri, frustré, misanthrope (ne rien biffer). La vie étant triste pour les aigris, frustrés, misanthropes (et aussi parfois pour les employés de banque), Carl finit dans un séminaire de remotivation. Ce n’est que le début de l’histoire, puisqu’il y apprend un mot qui va changer sa vie : “oui” !

La suite est d’un rocambolesque jouissif au possible, qui, à la différence de I Love You Philip Morris, conserve une forte cohérence tout du long et porte un message philosophico-éthique profond. Carl dit oui à la vie et si le spectateur pense que suivre d’emblée des cours de pilotage, de coréen et de guitare est idiot, le scénario s’empresse de le détromper.

Yes Man est drôle, inventif, touchant (ne rien biffer). L’on rit de tout et surtout de nous, de nos attitudes négatives, de nos replis stupides sur nous-même, alors même que le bonheur, l’amour, la réussite (ne rien biffer) sont souvent à la portée du plus petit oui.

Moralité : oh oui !

4 notes